LES « JUDEO-CHRETIENS »: PARADOXE BIBLIQUE OU REALITE RELIGIEUSE

Beaucoup d’individus sont troublés par les arguments des « Judéo Chrétiens » et ignorent la réponse que le judaïsme peut leur opposer.

Ces arguments allèguent que :

1) Les Juifs peuvent conserver leur identité juive après s’être convertis.
2) La Bible juive foisonne de références prophétiques à Jésus.
3) Le salut spirituel et une relation personnelle avec D.ieu ne peuvent venir que par Jésus.
4) Les miracles « prouvent » la validité du christianisme.
5) La croyance chrétienne en la Trinité est compatible avec le judaïsme. Nous nous proposons d’examiner chacune de ces allégations et de la confronter avec la réponse juive, afin de faire clairement comprendre la position du judaïsme.

ALLEGATION No 1 :

« LES JUIFS PEUVENT CONSERVER LEUR IDENTITE JUIVE APRES S’ETRE CONVERTIS »

Pour réussir à convertir les Juifs, les missionnaires prétendent que l’on peut rester juif tout en pratiquant le christianisme. L’utilisation de termes tels que « Juifs messianiques », « Judéo-Chrétien » et « Juifs pour Jésus » n’est rien d’autre qu’une tentative hypocrite pour représenter les Juifs convertis comme restant quand même juifs.* En fait, les missionnaires poussent l’audace jusqu’à prétendre qu’un Juif qui accepte Jésus (ou « Yechoua », comme ils l’appellent) est un « Juif complet », impliquant ainsi, bien évidemment, que tous les autres Juifs sont incomplets.

La dénaturation et la tromperie auxquelles ils ont recours dans cette tentative de déguiser le sérieux de la conversion de Juifs au christianisme se reflètent également dans l’utilisation largement répandue de coutumes et de symboles juifs, dans la fabrication de textes juifs, et dans le semblant

* Les ouvrages diffusés par les missionnaires s’efforcent, pour appliquer un vernis juif sur leurs messages, d’encourager l’utilisation du mot « croyant » de préférence à « Chrétien », de « Messie » au lieu et place de «Christ », d’ « arbre » plutôt que « croix », de « Nouvelle Alliance » plutôt que « Nouveau Testament ».

d’arrière-fond juif chez beaucoup de Judéo-Chrétiens. Beaucoup de leurs dirigeants se présentent malhonnêtement comme des « rabbins » et désignent leurs lieux de culte comme étant des « synagogues ».* Ces procédés sont employés pour essayer de rendre leur version du christianisme plus au goût des Juifs qu’ils cherchent à convertir. Citons cependant ce qu’a publié l’une des nombreuses organisations chrétiennes qui condamnent le « christianisme hébraïque » : « Ces techniques de prosélytisme sont équivalentes aux conversions forcées et doivent être condamnées ». (Tiré d’une déclaration officiellement adoptée par l’Interfaith Conference of Metropolitan Washington, D.C.)

LA REPONSE JUIVE

Il n’en demeure pas moins, quelles que soient les tentatives superficielles pour leur donner une apparence juive, que les termes « Judéo-Chrétien » ou « Juifs pour Jésus » forment un assemblage de mots inconciliables et une contradiction théologique. Les prétendus « Judéo-Chrétiens » prétendent que celui qui est né juif ne peut jamais perdre son droit ou son héritage. Cependant, la Bible nous apprend que nos convictions influent sur notre statut de Juif et qu’une personne qui est née juive peut, dans certains cas, cesser temporairement d’être appelée ainsi.

Dans le livre des Rois, le prophète Elie a été envoyé pour réprimander les Juifs qui adoraient un dieu étranger appelé Ba‘al : « Et Elie s’approcha de tout le peuple, et dit : “Combien de temps hésiterez-vous entre les deux côtés ? Si Hachem est D.ieu, suivez-le ; et si c’est Ba‘al, suivez-le !” » (I Rois 18:21). En d’autres termes, vous êtes soit des Juifs soit des adorateurs de Ba‘al ; vous ne pouvez pas être les deux. La conclusion de ce récit est que les Juifs ainsi tancés par le prophète ont renoncé à leurs pratiques idolâtres et sont revenus au judaïsme.

Nous déduisons de là une leçon importante : Un Juif qui adhère à une autre religion ne reste juif que dans la mesure de l’obligation spirituelle qui s’impose à lui de se repentir et de retourner au judaïsme. Cependant,
aussi longtemps qu’il professe des convictions idolâtres et étrangères à notre foi, il ne peut pas s’appeler un Juif. (Précisons à ce sujet qu’un Juif non-pratiquant est différent d’un Juif qui a choisi de s’engager dans une
autre religion.)

* Dans leur tentative d’affirmer leur judéité, certains « Judéo-Chrétiens » ont apposé sur le judaisme rabbinique l’étiquette de « culte » prétendant qu’ il suit les paroles des hommes et non celles de D.ieu ». Non seulement cette assertion est fausse, mais elle est aussi hypocrite, puisque les « Judéo-Chrétiens » utilisent ces mêmes traditions rabbiniques pour donner un semblant de judéité à leurs pratiques.

La Torah enseigne que les Juifs et les non-Juifs ont reçu des voies différentes pour atteindre D.ieu. Un Juif est tenu d’obéir à la Torah, tandis qu’un non-Juif doit observer les sept Lois des descendants de Noé.* Aucun des deux n’est supérieur à l’autre, il sont seulement différents l’un de l’autre. C’est ainsi que certaines croyances et certaines pratiques, comme la consommation de viande de porc, sont permises aux non-Juifs mais pas aux Juifs. De même, la plupart des convictions chrétiennes relatives à D.ieu, au salut et au Messie ne transgressent pas l’alliance noa‘hide applicable aux non-Juifs, mais sont absolument interdites aux Juifs. Voilà pourquoi les expressions « Juif messianique » :

« Judéo-Chrétien » ou « Juif pour Jésus » constituent des contradictions.

ALLEGATION No 2 : « LA BIBLE JUIVE FOISONNE DE REFERENCES PROPHETIQUES A JESUS. »

Les « Judéo-Chrétiens » professent que Jésus a été le Messie annoncé par les prophètes, et ils tentent de le prouver en citant divers passages de la Bible juive. Ces citations peuvent paraître impressionnantes, troublantes et convaincantes à quiconque ne possède qu’une connaissance superficielle du
judaïsme et aucune notion de la langue hébraïque.

LA REPONSE JUIVE

1) La seule raison pour laquelle ces passages, ou prétendus « textes de preuve », paraissent faire allusion à Jésus est qu’ils ont été cités faussement, mal traduits, ou sortis de leur contexte. Tout écrit, si on le traduit mal ou si on l’extrait de ce qui le précède et de ce qui le suit, peut suggérer des significations qui n’ont jamais été celles de son auteur, comme le démontreront de manière décisive les exemples suivants:
Le Nouveau Testament lui-même n’échappe pas à ce danger. Par exemple, Jésus y est cité comme ayant dit:

« Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Luc 14:26). A premiere lecture, ce verset donne l’impression que l’on doit, pour être un vrai Chrétien, détester sa famille et même soi-même. Cependant, n’importe quel Chrétien confronté à une lecture littérale de ce passage cherchera à le défendre et soutiendra que le verset n’a pas du tout cette signification. Il n’en donne l’impression, expliquera-t-il, que parce qu’il est lu hors de son contexte et sans avoir été traduit correctement.

* Pour une explication plus détaillée des sept lois universelles des Enfants de Noé, consulter The Path of The Righteous Gentile dans la liste de lecture suggérée.

C’est là précisément ce que nous voulons montrer. Ce que dit un verset peut être complètement différent de ce qu’il signifie. Avant que l’on puisse comprendre convenablement n’importe quel verset, qu’il se trouve
dans les Ecritures juives ou dans le Nouveau Testament, il faut le lire dans son contexte et avec une traduction fidèle.

De même, quand un missionnaire cite un verset des Ecritures juives, il faut pouvoir être certain qu’il est correctement traduit. Par exemple, quand on lit convenablement le verset suivant de la Bible hébraïque (Psaumes 22:17), il nous dit : « Car des chiens m’enveloppent, la bande des méchants fait cercle autour de moi ; comme le lion (ka-ari)* [ils meurtrissent] mes mains et mes pieds », cela à propos du roi David qui était poursuivi par ses ennemis, souvent désignés comme des lions (par exemple dans les Psaumes 7 et 17). Cependant, quand on l’isole de son contexte et qu’on le traduit incorrectement, comme c’est le cas dans les versions chrétiennes (Psaumes 22:16), par : « Ils “ont percé” mes mains et mes pieds », il fait intentionnellement penser à Jésus.

Cet exemple ne fait que montrer la façon dont les missionnaires, pour parvenir à leurs fins, dénaturent et traduisent incorrectement nombre de versets. Le judaïsme a une réponse et une explication pour chacun de ces cas. La règle établie veut que l’on se demande toujours : « Ces versets sontils lus dans le contexte et selon une traduction scrupuleuse ? » La plupart des « Judéo-Chrétiens », malheureusement, acceptent aveuglément l’interprétation chrétienne sans avoir jamais entendu ni compris entièrement la perspective juive.

Après un nouvel examen approfondi et sans préjugé, des milliers de « Judéo-Chrétiens » sont retournés au judaïsme.

2) Les missionnaires utilisent souvent le Nouveau Testament comme une preuve que les événements ou les prophéties relatés dans leurs passages mal traduits ont bien eu lieu. Il est cependant évident, à qui est
un tant soit peu familiarisé avec la Bible juive, que l’authenticité tant vantée du Nouveau Testament est extrêmement discutable. Considérons les exemples suivants:

a) Il est déclaré à trois reprises différentes (Genèse 46:27 ; Exode 1:5 et Deutéronome 10:22) dans la Bible juive que le patriarche Jacob est descendu en Egypte avec un total de soixante-dix personnes. Les Actes des Apôtres (7:14) les évaluent incorrectement à soixante-quinze.

b) L’Epître aux Hébreux (8:8 à 13), dans une citation paraphrasant Jérémie, déclare que D.ieu a remplacé Son Alliance avec les Juifs par une « Nouvelle Alliance », affirmant que, parce que les Juifs n’ont pas respecté l’« Ancienne », Il « ne s’est plus soucié d’eux ». Cependant, le texte hébreu invoqué (Jérémie 31:31) ne dit pas que D.ieu ne s’est plus préoccupé des Juifs, mais qu’Il « leur est resté attaché ». Certains Chrétiens interprètent cette traduction comme signifiant que D.ieu a rompu Son Alliance et a rejeté le peuple juif, ce qui est en totale contradiction avec l’affirmation biblique selon laquelle les commandements ont été donnés pour toujours (Psaumes 119:151 et 152) et celle où D.ieu a promis de ne jamais rejeter ou rompre Son pacte* avec les Juifs (Juges 2:1 et Lévitique 26:44 et 45).

c) L’Epître aux Hébreux (10:5), dans une citation paraphrasant le livre des Psaumes (40:7), prétend que D.ieu a remplacé les sacrifices d’animaux par la mort du Messie, en déclarant : « Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais Tu m’as formé un corps. ». Cependant, le verset en question des Psaumes ne dit pas cela, mais : « Tu ne souhaites ni sacrifice, ni oblation, – Tu m’as perforé les oreilles [pour entendre]. » Ce verset précise la volonté divine qui insiste pour que nous L’écoutions, comme il est écrit : « L’obéissance vaut mieux qu’un sacrifice » (I Samuel 15:22).

Les fondamentalistes chrétiens acceptent facilement notre Bible comme la parole inspirée et authentique de D.ieu et comme le fondement du Nouveau Testament. S’ils voulaient être logiques et cohérents, ils devraient,
toutes les fois où l’« Ancien » et le « Nouveau » Testaments se contredisent, tenir le « Nouveau » pour manifestement erroné.

* Il est évident que le mot « ka-ari- hrtf » signifie : comme le lion , comme son usage dans Isaïe le montre clairement.


ALLEGATION No 3 : « LE SALUT SPIRITUEL ET UNE RELATION PERSONNELLE AVEC D.IEU NE PEUVENT VENIR QUE PAR JESUS. »


Les missionnaires prétendent que « tous ont péché et sont privés de la gloire de D.ieu » (Epître aux Romains 3:23), et qu’il n’y a aucun salut du péché et aucune possibilité d’une relation personnelle avec D.ieu sans la foi en Jésus. En ce qui concerne les Juifs, notamment, leur argument est que ceux-ci ont toujours eu besoin de sacrifier le sang d’animaux pour se débarrasser de leurs péchés. Puisque les sacrifices ont été abolis après la destruction du Temple, ils affirment que les Juifs ne peuvent aujourd’hui trouver le salut qu’en croyant en Jésus, qui « est mort sur la croix et qui a versé son sang comme sacrifice final ».



* La Torah, Alliance d’origine voulue par D.ieu, est éternelle, et les Juifs ont l’obligation de l’observer. Le libre arbitre leur donne la possibilité de choisir entre son observance et sa non-observance. La « Nouvelle Alliance » dont parle Jérémie ne remplacera pas la première, mais la fortifiera. A l’ère messianique, D.ieu nous donnera un « coeur nouveau » qui nous ôtera la tentation de faire le mal. Le peuple juif servira alors D.ieu de toute sa ferveur et ne rompra plus jamais l’Alliance première (Jérémie 32:38 à 49 ; Ezéchiel 11:9 à 20 ; Ezéchiel 36:26 à 27).

LA REPONSE JUIVE

L’opinion selon laquelle nous sommes damnés dès la naissance, et que les Juifs, s’ils ne procèdent pas à des sacrifices d’animaux, ne peuvent pas expier leurs péchés, constitue une erreur d’interprétation flagrante de la Bible juive.

En premier lieu, la Bible enseigne que le péché est un acte, et non un état. L’humanité a été créée avec une inclination à faire le mal (Genèse 8:21), mais avec aussi la capacité de maîtriser cette inclination (Genèse
4:7), et de préférer le bien au mal (Psaumes 37:27). D’autre part, D.ieu nous a fourni un moyen de nous débarrasser de nos péchés. Les sacrifices, à l’époque du Temple, n’étaient exigés que pour la réparation des fautes involontaires (Lévitique 4:1), et ils servaient à motiver les gens à un véritable repentir. De nombreux passages, notamment dans Osée (14:2 et suivants), I Rois (8:44 à 52) et Jérémie, nous informent qu’aujourd’hui, alors qu’il n’y a ni Temple ni sacrifices, ce sont nos prières qui les remplacent.
En plus, nous lisons : « Les sacrifices à D.ieu sont un esprit contrit ; un coeur cassé et abattu, ô D.ieu, Tu ne le dédaignes point » (Psaumes 51:19) et : « C’est que Je prends plaisir à la bonté et non au sacrifice, Je préfère la reconnaissance de D.ieu aux holocaustes » (Osée 6:6). La Torah enseigne que par le repentir, la prière, le jeûne et les actes de bonté, chacun a la capacité de retourner directement à D.ieu. Cette idée est admirablement illustrée dans les livres de Jonas et d’Esther, où Juifs et non-Juifs se sont repentis, ont prié D.ieu et ont été pardonnés de leurs péchés sans avoir offert aucun sacrifice. Les missionnaires interprètent souvent incorrectement la tradition juive selon laquelle « la souffrance des vertueux est une forme d’expiation ».

Les sources juives indiquent cependant clairement que ce concept se rapporte uniquement à l’allègement de la punition divine qui a été décrétée sur le peuple juif dans son ensemble, mais qu’il ne concerne pas les péchés individuels. Chaque individu a la responsabilité de porter directement son repentir à D.ieu pour ses propres transgressions (Ezéchiel 18:20). Le mot hébreu pour le repentir est techouva, qui veut dire littéralement : « retour à D.ieu ». Notre relation personnelle avec D.ieu nous permet de nous tourner directement vers Lui à tout moment, comme il est écrit : « Revenez à Moi, et Je reviendrai à vous » (Malachie 3:7) et :« Et si le méchant revient de sa méchanceté et qu’il pratique le droit et la vertu, il sauvera sa vie » (Ezéchiel 18:27). De plus, D.ieu est extrêmement compatissant et prompt au pardon comme il est écrit : « Certes, ce n’est pas en raison de nos mérites que nous répandons nos supplications devant Toi, mais en raison de Ta grande miséricorde » (Daniel 9:18). Contrairement au Nouveau Testament (Epître aux Romains 4:15 et 16) qui présente les commandements comme une malédiction et une pierre d’achoppement, le Roi David énonce que « la doctrine de l’Eternel est parfaite : elle réconforte l’âme » (Psaumes 19:8).

Le roi Salomon souligne que le but principal de l’humanité est de croire en D.ieu et de garder Ses commandements : « La conclusion de tout le discours, écoutons-la : “Crains D.ieu et observe Ses commandements ; car c’est là tout l’homme » (Ecclésiaste 12:13-14). Ce chemin vers D.ieu est indiscutablement à notre portée (Deutéronome 30:11 à 14), et le rôle du judaïsme et du peuple juif est de montrer ce chemin au monde en devenant la « lumière des nations » (Isaïe 42:6).

ALLEGATION No 4 : « LES MIRACLES “PROUVENT” LA VALIDITE DU CHRISTIANISME. »

Certains « Judéo-Chrétiens » assurent qu’ils ont, en se tournant vers
Jésus, changé leurs vies et, en conséquence directe de leur conversion,
assisté à des miracles.

LA REPONSE JUIVE

Les allégations quant à des miracles et à des changements dans la vie ne sont pas spécifiques à une seule religion. Des convertis à d’autres cultes et à d’autres religions rapportent aussi des expériences et des événements miraculeux survenus dans leurs vies. La Bible juive avertit que les présumés « miracles » peuvent n’être, en réalité, que des mises à l’épreuve voulues par D.ieu. La Torah nous en offre un exemple classique :

« S’il s’élève au milieu de toi un prophète ou un visionnaire, t’offrant pour caution un signe ou un miracle ; quand même s’accomplirait le signe ou le miracle qu’il t’a annoncé, en disant : “Suivons des dieux étrangers (que tu ne connais pas) et adorons-les”, tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce visionnaire ! Car l’Eternel, votre D.ieu, vous met à l’épreuve, pour constater si vous L’aimez réellement de tout votre coeur et de toute votre âme. C’est l’Eternel, votre D.ieu, qu’il faut suivre, c’est lui que vous devez craindre ; vous n’observerez que Ses préceptes, n’obéirez qu’à Sa voix ; à lui votre culte, à lui votre attachement ! Pour ce prophète ou ce visionnaire, il sera mis à mort, parce qu’il a prêché la révolte contre l’Eternel, votre D.ieu. » (Deutéronome 13:2 à 6).

Ces versets nous enseignent que D.ieu peut permettre à un faux prophète d’exécuter des miracles afin de vérifier si nous obéissons à Sa volonté ou si nous nous laissons tromper par de prétendus événements surnaturels. Nous apprenons aussi, par Pharaon qui a ordonné à ses magiciens d’imiter, par leur magie, les miracles que Moïse et Aaron avaient exécutés (Exode 7:11), que les miracles ne doivent pas nécessairement être attribués à D.ieu. Les deux exemples que nous venons de donner démontrent que l’on ne peut pas compter sur des miracles comme preuve de la véracité de ses convictions.


ALLEGATION No 5 :
« LA CROYANCE CHRETIENNE EN LA TRINITE EST COMPATIBLE AVEC LE JUDAÏSME. »

La théologie chrétienne inclut dans ses fondements la foi en l’incarnation physique de D.ieu, la conviction que D.ieu existe en tant que Trinité, et que Jésus a été le médiateur entre D.ieu et les hommes. Les missionnaires « Judéo-Chrétiens » assurent que cette théologie est totalement compatible avec le judaïsme.

LA REPONSE JUIVE

Comme indiqué plus haut, le judaïsme considère que certaines convictions, acceptables chez les non-Juifs, ne peuvent l’être chez les Juifs. La théologie chrétienne à propos de D.ieu fournit l’exemple d’une conviction
qui est absolument interdite aux Juifs selon la Bible hébraïque, ainsi que le démontrent les textes suivants :
1) Le commandement de croire en l’unité absolue de D.ieu a été donné spécialement aux enfants d’Israël, c’est-à-dire au peuple juif, comme indiqué dans le Chema’ : « Ecoute Israël : L’Eternel est notre D.ieu,

l’Eternel est Un » (Deutéronome 6:4). Le principe exprimé dans ce verset rejette non seulement la pluralité de dieux, mais affirme aussi que D.ieu est la seule véritable existence. Selon les textes bibliques, D.ieu est non seulement infini, mais Il transcende le temps, l’espace et la matière. Il n’a ni commencement ni fin, comme il est écrit : « Je suis le premier et Je suis le dernier, hors Moi point de D.ieu ! » (Isaïe 44:6). Si le judaïsme croit que D.ieu Se manifeste à Ses créatures, et donc à l’humanité, de multiples manières, c’est-à-dire comme juge et comme protecteur, Son essence ellemême est indivisible et échappe par conséquent à toute possibilité de définition.

Ce qui transcende le temps et l’espace ne peut pas être décrit comme consistant en trois aspects différents. Dès l’instant où l’on attribue de telles distinctions à l’essence de D.ieu, on nie Son unité absolue.* Les versets suivants de la Bible hébraïque, si on les traduit correctement, apportent des précisions supplémentaires à ce principe de base et à la conviction fondamentale et cruciale du judaïsme en l’unité de D.ieu : « Reconnaissez maintenant que c’est Moi qui suis D.ieu, Moi seul, et nul dieu à côté de Moi » (Deutéronome 32:39) et : « Il n’est pas d’autre que D.ieu » (Deutéronome 4:35).

2) Il est également interdit aux Juifs d’envisager que D.ieu puisse avoir « aucune ressemblance avec quoi que ce soit au monde ». Les versets 4:15 à 19 et 5:8 à 9 du Deutéronome ne sont qu’une partie des nombreuses références bibliques qui font défense aux Juifs de croire que D.ieu réside dans une forme physique, comme le fait le Nouveau Testament.**

* Les missionnaires sont dans l’erreur lorsqu’ils prétendent que l’emploi, dans le premier
verset du Chema’, du mot hébreu é‘had - sjt pour « Un », au lieu de ya‘hid shjh
(« unique »), signifie que D.ieu est une « unité composite » et non une « unité absolue ».
Ils affirment que la Trinité est une unité composite comme le sont les objets physiques
qui incluent plusieurs aspects individuels différents (par exemple le stylo, composé d’encre,
de plastique et de métal). Ce raisonnement est inexact, car les objets physiques qui
existent dans le contexte du temps et de l’espace ne peuvent pas être utilisés pour décrire
D.ieu, puisque Celui-ci transcende ces dimensions. Avant la Création, D.ieu était seul, et
les concepts de temps, d’espace et la pluralité des nombres n’existaient pas. Le mot
ya‘hid shjh (« unique ») décrit correctement l’existence de D.ieu avant la Création,
puisqu’il indique l’absence de toute pluralité et de rapport avec aucun objet créé.
Si le Chema’ utilise le mot é‘had au lieu de ya‘hid, c’est pour la raison suivante : Nous
habitons dans un monde physique créé par D.ieu et nous percevons des objets finis, limités
dans le temps et dans l’espace, et qui ont un rapport avec l’un et l’autre. Cette perception
de pluralité et l’existence de nombres, qui est le résultat direct du processus de
Création, pourrait inspirer l’idée fausse que D.ieu n’est pas la seule véritable existence.
Le Chema’ sert à proclamer que D.ieu est la seule existence réelle malgré la contradiction
apparente provoquée par la Création. Pour arriver à cela, un nombre cardinal, comme
« un », est nécessaire puisqu’il spécifie le nombre correct à l’exclusion de tous les autres,
comme dans le verset : « Il y a “un” sjt, pas “deux” hba » (Ecclésiaste 4:8). Comme
nous sommes des créatures limitees, il serait inapproprié de décrire notre perception de
D.ieu dans le monde en utilisant le mot ya‘hid (« unique ») shjh, qui décrit D.ieu comme
transcendant le temps et l’espace. En utilisant « Un » dans Deuteronome 6 :4, au lieu du
mot « unique », ce vers non seulement affirme l’unité absolue de D.ieu, mais il réfute
toutes les autres possibilités liées à la perception.

** Les missionnaires prétendent à tort que lorsque le chapitre 18 de la Genèse indique que
trois hommes sont apparus à Abraham, l’un d’eux était D.ieu sous une forme physique.
Une lecture attentive de ce chapitre, et du chapitre 19, indique clairement que ces
« hommes » étaient vraiment des anges. La Bible rapporte d’ailleurs beaucoup d’histoires
d’anges prenant forme humaine, et elle emploie souvent à leur sujet le nom de D.ieu pour
indiquer qu’ils sont Ses éminents messagers. Cela ressemble à l’utilisation fréquente du
nom de D.ieu pour composer celui d’un homme ou d’un lieu. C’est ainsi que Daniel signifie
en hébreu : « D.ieu est mon juge », Ezéchiel (Ye‘hezqèl) : « force de D.ieu », et que
Jérusalem est appelée : « D.ieu est ma vertu » (Jérémie 33:16).

3) L’interdiction de tout médiateur se trouve dans le deuxième commandement
: « Tu n’auras pas d’autre dieu que Moi. » (Exode 20:3).

Voilà pourquoi l’affirmation contenue dans le Nouveau Testament selon
laquelle « nul ne vient au Père que par moi [Jésus] » (Jean 14:6) n’est pas
acceptable pour les Juifs. Si une personne considère quelque chose comme
faisant partie de D.ieu, il n’est pas permis à un Juif de l’utiliser comme
médiateur. La Torah enseigne que chaque individu est capable d’atteindre
directement D.ieu.

Ces convictions chrétiennes, qui trouvent leurs racines dans le paganisme
de l’Antiquité, ont été la cause du rejet du christianisme par les Juifs
– parfois au prix de leurs vies – pendant les deux millénaires passés. Les
Juifs ont toujours compris, tout au long de l’histoire, que leur conversion
signifierait une rupture avec leur relation avec D.ieu telle qu’elle est
décrite dans la Torah.

CONCLUSION

Il est un point sur lequel toute la communauté juive et plusieurs dénominations chrétiennes sont d’accord, c’est que les mouvements « Judéo- Chrétiens » ne font pas partie du judaïsme. Parler de « Juif pour Jésus »
est tout aussi absurde que parler d’un « Chrétien pour Bouddha », et aussi ridicule que de songer à un « porc cachère » ; la contradiction est évidente.

Pour paraphraser le prophète Elie, si vous êtes partisan de Jésus, vous vous appelez un Chrétien. Si vous êtes juifs, pratiquez le judaïsme ! Ne vous leurrez pas vous-même; vous ne pouvez pas être les deux ! En réalité, le judaïsme est une voie très belle et très spirituelle pour servir D.ieu de tout son coeur, de toute son âme et de tout son pouvoir.

Voici comment la Torah est décrite dans le livre des Proverbes (3:17 et 18) : « Ses voies sont des voies pleines de délices, et tous ses sentiers aboutissent à la paix. Elle est un arbre de vie pour ceux qui s’en rendent maîtres… » Le meilleur moyen de se défendre contre les assauts croissants de la propagande des missionnaires consiste en un engagement profond dans le judaïsme avec une compréhension minutieuse des arguments développés par eux et des réponses juives pertinentes.

 
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